Curiosités
Que faire cet été : la liste des choses à faire pendant l'été
15 octobre 2026

Que faire cet été quand les enfants sont là, la maison trop petite et la piscine municipale fermée pour travaux ? La réponse tient moins au programme qu’à la durée. Une activité qui occupe vraiment quarante minutes vaut mieux que cinq idées qui s’éteignent en dix minutes chacune. Voici une liste de quartier, avec l’âge, le matériel et le temps réel de chaque chose, et surtout ce qui la fait tenir.
Le tour de la question
Un été se remplit par catégories, pas par liste : les jeux qui remuent, les travaux manuels qui se font assis, les jeux de réflexion pour les temps calmes, et les occupations de fin de journée.
Les jeux d’extérieur collectifs ont un avantage : ils rassemblent les âges. Le Mölkky, créé en Finlande en 1996 comme réminiscence du kyykkä, jeu ancestral de Carélie, se pratique en France en famille et entre amis (Fédération Française de Mölkky, 2022). Trois quilles tombées, un chiffre, on recommence, sans explication longue.
Les travaux manuels se reprennent, et ils ont une histoire. Le mot scoubidou vient d’une chanson de Sacha Distel, formé sur des syllabes de chant scat, et le jeu aurait été inventé par des gamins qui tressaient des poils de balai (Bpi, 2013). Le raconter pendant qu’ils tressent vaut mieux que n’importe quelle consigne.
Les jeux de réflexion, enfin, tiennent seuls. Le sudoku en est l’exemple parfait : les amateurs ont longtemps remarqué qu’aucune grille à 16 indices n’avait été trouvée, et l’hypothèse des 17 indices n’est devenue une preuve qu’avec la recherche exhaustive de 2012 (Le Soleil, 2012).
Et si un bassin traîne dans le jardin, l’été commence par la sécurité : les quatre dispositifs reconnus sont la barrière qui empêche les enfants de moins de 5 ans d’atteindre l’eau seuls, la couverture, l’abri et l’alarme, à vérifier avant la saison (Légifrance, 2026).
Le matériel, l’âge et la durée réelle
Le tableau qui suit est celui que j’affiche dans la cuisine, avec la durée mesurée sur deux étés.
| Activité | Âge | Matériel | Durée réelle |
|---|---|---|---|
| Mölkky en bas de l’immeuble | 6 ans et plus | Un jeu de quilles en bois, un carré d’herbe | 30 minutes à 1 heure |
| Scoubidous et tresses d’élastiques | 7 à 12 ans | Fils, élastiques, une pince | 20 à 45 minutes, repris le lendemain |
| Sudoku et grilles à indices | 8 ans et plus, seul | Un crayon, des grilles imprimées | 15 à 40 minutes de calme |
| Peinture de cailloux et de pots | 4 à 10 ans | Gouache, pinceaux, vieux tabliers, eau | 40 minutes plus le séchage |
| Cabane de draps et de pinces | 3 à 8 ans | Draps, pinces à linge, un fil | 1 heure, démontage compris |
| Jeu du panier de la grand-mère | en voiture, tous les âges | Aucun | 15 à 30 minutes de trajet |
Les durées sont des ordres de grandeur relevés dans une famille, pas une promesse. Elles varient selon l’enfant, l’ombre disponible et l’heure de la journée.
Comment on s’y prend, étape par étape
Cinq gestes suffisent à transformer une idée en après-midi.
- Je prépare le matériel avant de proposer. Tout ce qui manque se cherche en plein milieu de l’activité, au moment où l’attention est au plus haut. Je sors la boîte complète, je vérifie qu’il y a de quoi tenir jusqu’au bout, et je pose le tout sur la table.
- Je choisis le bon moment. Travail manuel après le repas, jeux de ballon le matin, réflexion l’après-midi au frais. Une bonne activité lancée à la mauvaise heure échoue en cinq minutes.
- Je m’installe à côté, pour commencer. Puis je m’éloigne discrètement. Rester ensuite revient à faire à la place des enfants, ce qui raccourcit tout.
- Je laisse le travail en cours sur la table. Un scoubidou à moitié fait se reprend après la sieste, et relance la journée.
- Je prévois la fin. Le passage brutal de l’atelier au bain casse le moment et laisse du matériel partout.
Rien de tout cela ne coûte cher : l’essentiel du budget d’été passe dans l’ombre et dans le goûter, pas dans l’équipement.
Ce qui fait que ça tient plus de dix minutes
Une activité qui s’arrête en dix minutes échoue rarement par hasard. Trois causes reviennent.
La difficulté est mal calibrée. Un scoubidou à dix ans, c’est facile ; à cinq ans, c’est une corvée qui finit en larmes. L’âge indiqué sur les boîtes est optimiste, mieux vaut viser un peu au-dessus.
Le matériel est incomplet. Deux pinceaux pour trois enfants, une gouache sèche, des ciseaux qui coupent mal : tout devient négociation, et la négociation tue l’activité plus sûrement que l’ennui.
L’adulte reste trop près. Faire une quille à la place de l’enfant pour accélérer la partie, rectifier le dessin, corriger l’élastique mal noué : c’est le réflexe le plus fréquent, et le plus coûteux.
Deux détails pratiques achèvent de faire tenir l’après-midi. Le goûter, d’abord : pour une salade d’été ou un bol de fruits secs, la seule quantité recommandée est une petite poignée de fruits à coque non salés par jour (ameli.fr, alimentation équilibrée de l’adulte, 2026), ce qui évite la poignée XXL. Ensuite, les élastiques de bracelets : mieux vaut éviter de les laisser porter à la bouche, et faire laver les mains après usage, car un phtalate, le DEHP, a été trouvé dans ces bracelets au-dessus de la limite légale et des modèles ont été retirés des rayons (Cancer FactFinder, 2022, pays non précisé, lien avec le cancer non établi).
Le bon tuyau en plus
Le tuyau qui a le plus servi ici ne concerne aucune activité en particulier. Il tient dans une boîte transparente, avec dedans trois choses : le matériel des travaux manuels, le jeu de quilles et une pochette de grilles.
Deux effets. Quand les enfants annoncent qu’ils s’ennuient, la réponse prend trente secondes au lieu de vingt minutes de recherche dans les placards. Et quand la boîte sort, elle annonce l’activité, ce qui suffit souvent à lancer la journée.
Ce même principe marche pour les trajets de vacances, où une poignée de jeux sans matériel occupe des kilomètres, comme le détaille notre article sur les jeux à faire en voiture. Si l’été doit aussi servir à quelque chose de plus durable, c’est le bon moment pour apprendre une compétence manuelle : un vrai projet, commencé en juillet, fini en août. Et pour les plus grands qui tournent en rond, l’argument du petit revenu de l’été fonctionne bien, celui des petits gains tirés du téléphone ou d’un coup de main dans le quartier.
FAQ
Que faire cet été avec des enfants à la maison ?
Misez sur trois piliers : un jeu d’extérieur collectif qui rassemble les âges, un travail manuel qui se reprend le lendemain, et un jeu de réflexion pour les temps calmes. Ajoutez une boîte de matériel prête à sortir, et l’ennui ne se règle plus qu’en trente secondes.
Comment occuper un enfant de 5 ans pendant les vacances ?
À cet âge, visez des activités courtes et salissantes : cailloux peints, cabane de draps, jeux d’eau sous surveillance. Comptez vingt à trente minutes, pas plus, et prévoyez la suite avant de commencer. Le travail manuel fin se tente vers sept ou huit ans.
Quel est le meilleur âge pour les scoubidous et les tresses ?
Entre sept et douze ans, avec un vrai pic autour de dix ans. Avant, la motricité fine ne suit pas et l’activité finit en frustration. Prévoyez des fils de deux couleurs, une pince et un modèle simple d’abord.
Faut-il acheter beaucoup de matériel pour les vacances ?
Non. Un jeu de quilles en bois, de la gouache, des fils, du papier pour les grilles et des draps suffisent à occuper tout un été. Ce qui compte est de tout rassembler au même endroit, pour pouvoir sortir la boîte sans y passer vingt minutes.
Un été ne se réussit pas au nombre d’activités inscrites sur le frigo. Il se réussit à la boîte posée sur la table, au jeu qui reste trois parties, et au scoubidou qu’on retrouve à moitié fait le soir.


