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Mécanique & mobilité

Comment calculer les indemnités kilométriques

3 octobre 2026


Comment calculer les indemnités kilométriques

Les indemnités kilométriques se calculent avec le barème officiel, en fonction de la puissance fiscale du véhicule et de la distance professionnelle parcourue. Pour une voiture thermique de 5 CV, comptez 0,636 € par kilomètre jusqu’à 5 000 km en 2026 (Urssaf, 2026). Un exemple concret : 4 000 km professionnels avec une 5 CV donnent 2 544 € de frais réels à déclarer (Service-public.fr, 2026).

Le tour de la question

Le barème n’est pas un forfait magique, c’est une grille de remplacement. Il couvre la dépréciation du véhicule, les réparations et l’entretien, les pneus, le carburant et l’assurance ; avec justificatifs, on peut y ajouter les intérêts d’emprunt, les péages et le stationnement (Service-public.fr, 2026). Autrement dit, il remplace des dépenses réelles que vous ne détaillez pas une par une.

Deux points surprennent souvent. Le premier : le barème 2026 n’est pas revalorisé par rapport à 2025, son niveau ayant été relevé pour la dernière fois en 2023, de 5,4 % (Service-public.fr, 2026). Le second : le calcul se fait par tranches de distance, pas avec un taux unique. C’est là que la plupart des erreurs se glissent.

Puissance fiscaleTarif par km jusqu’à 5 000 km
3 CV et moins0,529 €
4 CV0,606 €
5 CV0,636 €
6 CV0,665 €
7 CV et plus0,697 €
5 CV 100 % électrique0,763 €
Moto de 3 à 5 CV (jusqu’à 3 000 km)0,468 €

Ce premier tableau vaut pour les petits parcours annuels. Au-delà, la formule change, et vous verrez plus bas comment.

Ce qui coince concrètement

La première difficulté est la tranche de distance. Jusqu’à 5 000 km, on multiplie simplement la distance par le tarif. De 5 001 à 20 000 km, on applique un tarif réduit auquel s’ajoute un montant fixe : pour 5 CV, (d × 0,357) + 1 395 (Urssaf, 2026). Au-delà de 20 000 km, on revient à une multiplication simple, mais avec un troisième taux, 0,427 € pour cette même 5 CV (Urssaf, 2026). Utiliser le taux de la première tranche sur un gros kilométrage gonfle le résultat.

Ce qui coince concrètement

La deuxième difficulté est la puissance fiscale. Les écarts sont réels : 0,529 € pour une 3 CV et moins, 0,606 € pour une 4 CV, 0,636 € pour une 5 CV, 0,665 € pour une 6 CV, et 0,697 € pour 7 CV et plus (Urssaf, 2026). Le chiffre figure sur la carte grise, colonne P.6, et il n’a rien à voir avec la puissance en chevaux du moteur.

La troisième difficulté est le véhicule électrique. Une voiture 100 % électrique bénéficie d’une majoration de 20 % appliquée au barème des thermiques : pour une 5 CV, le tarif monte à 0,763 € jusqu’à 5 000 km, puis (d × 0,428) + 1 674 de 5 001 à 20 000 km, et 0,512 € au-delà (Urssaf, 2026). Un véhicule hybride, lui, reste sur le barème des thermiques.

La méthode, étape par étape

Premier temps, relever sa puissance fiscale. Ouvrez la carte grise et cherchez la case P.6. C’est ce nombre, et lui seul, qui détermine la colonne du barème.

Deuxième temps, totaliser les kilomètres professionnels de l’année. On ne compte que les trajets liés à l’activité, pas les déplacements privés.

Troisième temps, choisir la bonne tranche. Jusqu’à 5 000 km : distance × tarif. De 5 001 à 20 000 km : (distance × tarif réduit) + montant fixe. Au-delà : distance × tarif haut.

Quatrième temps, appliquer la majoration électrique si elle vous concerne, avant de comparer avec vos frais réels.

Cinquième temps, vérifier l’intérêt du barème contre les frais réels. Le barème vous dispense de justificatifs détaillés, ce qui simplifie beaucoup la déclaration. Si vous conservez péages, stationnement et intérêts d’emprunt justifiés, les frais réels peuvent dépasser le barème, mais ils demandent une comptabilité rigoureuse.

Ce qui ne marche pas, et pourquoi on le fait quand même

Utiliser un taux unique pour tout, d’abord. C’est plus rapide, et faux dès que le kilométrage change de tranche. On le fait parce que le calcul par paliers demande une attention qu’on n’a pas toujours le soir.

Oublier d’ajouter le montant fixe de la deuxième tranche, ensuite. Cette tranche se compose de deux morceaux, et le second se saute facilement quand on multiplie de tête.

Confondre véhicule du foyer et véhicule professionnel, enfin. Le barème s’applique au véhicule utilisé pour le travail, propriété ou non, ce qui est vrai aussi pour les deux-roues (Service-public.fr, 2026). On se trompe en recopiant le calcul d’un collègue dont la situation diffère.

Le bon tuyau en plus

Le tuyau qui circule entre voisins porte sur les deux-roues : leur barème s’applique que le salarié soit propriétaire du véhicule ou non (Service-public.fr, 2026). Pour une moto de 3 à 5 CV, comptez 0,468 € jusqu’à 3 000 km, puis (d × 0,082) + 1 158 de 3 001 à 6 000 km, et 0,275 € au-delà (Service-public.fr, 2026). Peu de gens pensent à vérifier cette grille, alors qu’elle est souvent plus favorable qu’on ne l’imagine.

Le second tuyau concerne l’entretien du véhicule. Des pneus gonflés à la bonne pression et un suivi régulier limitent la consommation, donc les frais réels si vous déclarez au réel ; c’est le même réflexe que pour bien choisir ses pneus. Le troisième tuyau est un réflexe de lecture : connaître son tableau de bord permet de suivre sa consommation réelle, et sur un véhicule électrique, recharger la climatisation ou surveiller l’autonomie aide à anticiper les dépenses d’usage.

FAQ

Où trouver le barème des indemnités kilométriques ?

Le barème est publié chaque année par l’administration et repris par l’Urssaf et Service-public.fr (Urssaf, 2026 ; Service-public.fr, 2026). Pour 2026, le niveau est identique à 2025, le dernier relèvement datant de 2023, à hauteur de 5,4 % (Service-public.fr, 2026).

Comment calculer pour 5 000 km ou moins ?

Multipliez simplement la distance par le tarif de votre puissance fiscale : 0,529 € en 3 CV et moins, 0,606 € en 4 CV, 0,636 € en 5 CV, 0,665 € en 6 CV, 0,697 € en 7 CV et plus (Urssaf, 2026). Une voiture 100 % électrique de 5 CV atteint 0,763 € sur cette tranche (Urssaf, 2026).

Et si je roule plus de 5 000 km ?

La formule change. De 5 001 à 20 000 km, on applique (distance × tarif réduit) + un montant fixe, par exemple (d × 0,357) + 1 395 pour une 5 CV ; au-delà de 20 000 km, on multiplie la distance par le tarif haut, 0,427 € pour cette même 5 CV (Urssaf, 2026).

Qu’est-ce que le barème couvre vraiment ?

Il couvre la dépréciation du véhicule, les réparations et l’entretien, les pneus, le carburant et l’assurance (Service-public.fr, 2026). Avec les justificatifs, on peut y ajouter les intérêts d’emprunt, les péages et le stationnement, mais cela suppose de tenir ses comptes.


Vous savez maintenant lire votre puissance fiscale sur la carte grise, choisir la bonne tranche de distance et appliquer la majoration électrique si elle vous concerne. Le premier geste, avant de remplir votre déclaration, est de vérifier la case P.6 et de noter votre kilométrage professionnel de l’année.

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